Bernard Gauthier, adepte du composteur

Bernard Gauthier, adepte du composteur

«J’en ai utilisé une brouette entière et je vais encore en utiliser pour mes pieds de tomates ». C’est sur ces paroles que Bernard Gauthier, 82 ans nous invite à pénétrer dans son jardin.

Le printemps est là, les rayons du soleil éblouissent quelque peu son regard, mais n’altèrent en rien sa conversation captivante. Avec sa voix posée, son sourire et son côté pédagogue, l’octogénaire nous fait découvrir son univers : le jardinage. C’est un peu sa deuxième maison, et, à l’image de celui qui possède une cabane au fond du jardin, il détient quant à lui, un composteur au bout du terrain.

«J’ai toujours fait du compost »

Depuis un an, il a fait confiance à l’Agglo en achetant pour seulement 13 euros ce « carré de planches en bois » bien pratique : le composteur « made in Agglo ». «Ça fait à peu près une année que ma femme et moi l’utilisons. Nous avons décidé d’en prendre un après avoir lu l’article dans le journal Aqui et nous en sommes très contents », ajoute-t-il. Le couple a pris contact avec les services de l’Agglo, puis un agent a calé un rendez-vous pour livrer à domicile le fameux composteur. « Ça permet de mettre les épluchures des fruits et légumes, les feuilles mortes, le marc de café, tout ce qui est périssable. Nous recyclons plutôt que de jeter inutilement », ajoute Bernard Gauthier. Et ce n’est pas tout. La deuxième vie des aliments mis au composteur permet de récupérer du compost que Bernard utilise pour mettre dans les plantes du jardin qu’il repique en ce moment.

Des insectes mais pas de mouches !

« En retirant un peu de compost, j’ai remarqué qu’il y avait des larves de cigales, je ne m’y attendais pas », explique le Biterrois d’adoption. Le saviez-vous ? Il existe une réelle vie dans un composteur. Quelques êtres surprenants s’y trouvent : des insectes tels que des cétoines, des vers, des cloportes… Et non, contrairement aux idées reçues, on ne trouve pas (ou très peu) de mouches. « De temps en temps, je donne un vers à ma poule, mais pas trop souvent, car j’aime la nature et la protection de tous les animaux même les insectes ». Un réel amoureux de la vie, ce Bernard Gauthier ! Mais également un éco-citoyen. «C’est important de pratiquer le compostage, car cela évite de trop remplir nos poubelles, de mettre trop de sacs de terreau dans nos plantes. De plus, là où j’ai mis du compost, la terre est devenue plus légère. Elle s’est améliorée et fait mieux pousser dans le potager nos salades et nos tomates. Auparavant, elle était trop sableuse », rappelle-t-il avec son grand sourire et ses yeux malicieux.

Et le lombricomposteur, vous connaissez ?

Pour le moment, Bernard n’a pas encore testé ce nouveau procédé. Mais si vous souhaitez compléter votre composteur avec un nouvel outil, testez le lombricomposteur. Ce sont des animaux (vers) qui vont ingérer les épluchures de fruits et légumes puis rejeter des excréments pour ensuite avoir du compost (plus fin qu’avec un composteur en bois). Mais les vers produisent également du lombrithé, il s’agit du jus qui ressort de la condensation qui se créé à l’intérieur du lombricomposteur et qui donne un engrais que l’on dilue avant de s’en servir dans le jardin. Résultat : il y a un double engrais.

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