« C’est une fierté d’être la mémoire d’un tel projet »

« C’est une fierté d’être la mémoire d’un tel projet »

A tout juste 32 ans, Pauline Guimbaud est depuis un an à la tête du titanesque chantier de la piscine du Sud, à Sauvian. Rencontre.

Qu’est-ce qui vous a poussée à devenir architecte ?

C’est très simple : mon père a construit notre maison et je l’ai toujours vu faire ça. Cela faisait partie de ses loisirs avec ses amis et j’ai eu l’envie de faire la même chose !

Quel est votre parcours ?

Native de Bourges, j’ai effectué mes études d’architecture à Clermont-Ferrand. Au terme des cinq années, j’ai décroché mon diplôme d’État et cherché du travail. L’agence Coste architectures de Montpellier a été l’une des premières à m’avoir répondu et fait confiance. J’y suis depuis janvier 2011. En parallèle, j’ai obtenu, ce que l’on appelle dans notre jargon,l’HMONP, l’habilitation à la maîtrise en nom propre, en présentant un mémoire. Ce sésame permet de s’inscrire à l’ordre des architectes, et par conséquent, de signer des permis de construire, de monter sa propre société, etc.

Le chantier de la piscine du Sud est un challenge pour vous ?

Depuis que je suis dans cette agence, je suis amenée à travailler sur des piscines, mais pas en phase de concours. Ici, pour Sauvian, c’est moi qui ai conçu et « gratté » tous les plans. C’est donc le premier concours et le vrai gros chantier que j’ai remporté pour Coste Architectures. A 32 ans, c’est une fierté et une grande satisfaction que d’être la mémoire et le fil conducteur d’un projet d’une telle ampleur.

Comment avez-vous pensé ce chantier ?

Par rapport au lieu et aux contraintes du site ; les vents dominants étant la plus importante et j’ai dû le penser différemment. C’est pour protéger le bassin nordique de ces vents que je l’ai implanté en contre-bas du bâtiment principal, qui est lui, ancré dans la bute. Avec les toitures végétales, je voulais donner l’impression qu’elles se confondent, se soulèvent et se rejoignent pour former une toiture unique dans le paysage naturel environnant. Quant à sa conception, j’ai voulu lui conférer une image contemporaine, dynamique, avec un rythme dans la façade en pierre qui invite l’usager à venir jusque dans le bâtiment.

Est-ce simple d’être une architecte dans ce milieu ?

Il y a de plus en plus de femmes architectes. On pense que c’est un milieu macho mais je ne le perçois pas de la sorte. Je n’ai jamais eu de remarques, je me sens très bien. Il suffit juste de montrer qu’on est sérieux dans son travail !

Êtes-vous dans les temps côté timing ?

Pour l’instant, le chantier avance conformément au calendrier avec une réception prévue en fin avril 2020 et une ouverture vers mai. La prochaine étape majeure étant l’implantation du bassin en inox début juillet.
Aménagement du territoirePiscinesaqui35piscinedusud