Charles Gueret, le poète mais pas que !

Charles Gueret, le poète mais pas que !

Charles Guéret est né le 2 avril 1885 à Béziers. Après des études de médecine à Montpellier, il obtient son diplôme en 1909 et se marie la même année avec Rose-Marie Reboul, avec qui il a eu trois enfants.

Après son service militaire, il part vivre à Paris jusqu’au début de la Première Guerre mondiale, où il collabore a divers journaux, dont Comœdia et l’illustration. Médecin aide-major de deuxième classe en 1913 il sera mobilisé le 2 août 1914 et incorporé au 104e régiment d’infanterie. Il sera fait prisonnier à son poste de secours, après avoir été contraint de remettre son révolver à l’ennemi.

Revenu d’Allemagne, il est nommé médecin aide-major de première classe, dirige plusieurs formations sanitaires à Carcassonne, à l’hôpital militaire de Bône (Algérie) en mars 1917, et en Tunisie. Atteint du paludisme et de troubles hépatiques chroniques, il est démobilisé en janvier 1918. Il s’installe alors à Sète, ville natale de sa femme, et ouvre un cabinet médical, route de Montpellier, tout en poursuivant ses études ; il se spécialise dans les maladies hépatiques.

Sa carrière littéraire débute cependant dès 1906, avec deux pièces en vers: Les heures fleuries et A la belle étoile. Il publie régulièrement ses poèmes dans des revues comme Les annales politiques et littéraires ou Comœdia. Connu et apprécié du milieu littéraire, de nombreux articles de presse lui sont consacrés. Le 7 juin 1910 ainsi que l’année suivante, il participe au salon des poètes, qui a lieu au Grand Palais. Il fut même secrétaire général du cercle artistique du théâtre d’Astrée à Paris dès le mois d’août 1911, mais aussi président d’honneur de la fédération des sociétés artistiques et théâtrales de l’Hérault et collaborateur littéraire de la revue Septimanie.

En 1910, il publie également Les deux triomphes, un prologue de la tragédie lyrique en trois actes en vers Héliogabale sur un livret d’Émile Sicard et une musique du compositeur Déodat de Séverac, créé au théâtre des Arènes modernes de Béziers le 21 août 1910. Guéret dit à propos de son poème : «J’ai voulu dans ce poème opposer synthétiquement au rouge couchant romain, l’aube blanche et sereine du christianisme, au triomphe païen le triomphe chrétien ». Frédéric Mistral en fit l’éloge, « A Charles Guéret mon admiration pour son poème les deux triomphes , beau comme une inscription romaine gravée en lettres de bronze sur l’arc de Constantin le grand ».

En 1912, on annonce dans divers quotidiens, la création d’un magazine littéraire, théâtral, artistique et scientifique sous la direction de Charles Guéret. Mais ce projet ne semble pas avoir eu de concrétisation réelle. Plus qu’un simple auteur, il prend une part active à la vie littéraire de son temps et fut même inscrit dans l’annuaire général des lettres au côté de Colette ou de la comtesse de Noailles. Il était en relation avec Charles Ponsonailhe et Maurice Barrès. Il fut aussi président du Rugby club de Sète et président de la ligue d’athlétisme du Languedoc. À partir de 1929, son état de santé ne cesse de se dégrader jusqu’à sa mort à Vichy le 16 juillet 1932. Il est enterré dans le cimetière communal d’Ispagnac en Lozère.