Discours de Frédéric Lacas, Président de l’Agglo à la synagogue de Béziers le 19/02/2019

Discours de Frédéric Lacas, Président de l’Agglo à la synagogue de Béziers le 19/02/2019

Monsieur le Rabbin, Monsieur le Président du Consistoire, Mesdames et Messieurs,<.p> Je tiens à vous remercier de m’inviter à m’exprimer lors de cette cérémonie importante pour notre République et importante pour Béziers.

« Je ne parle pas parce que j’ai la force de parler ; je parle parce que je n’ai pas la force de garder le silence. » A l’instar du Rabbin Kook, comment un élu local peut-il garder le silence alors que le pays est gangréné par le cancer de l’intolérance , Comment peut-on garder le silence après tous ces assassinats ? Peut-on accepter que les Juifs ou même les forces de l’ordre, ne se sentent pas en sécurité dans notre pays ?

Après la Shoah, après l’épouvante des années 30 et 40 en Europe, après des années d’éducation en France, nous nous pensions protégés de cette haine, aussi stupide que dangereuse.

Mais l’antisémitisme se fonde dans les préjugés, se loge dans les plus bas instincts de l’homme, se nourrit d’idées nauséabondes.

Depuis quelques années, la parole indigne s’est libérée, sans tabou, sans réflexion ; les agressions voire les meurtres sont légion.

Il est temps pour la République de sévir, de ne plus accepter l’inacceptable. La République doit protéger toutes les confessions et tous ses enfants. Le racisme et l’antisémitisme sont reconnus comme un délit et tout délit mérite sanction.

La République constitue ce ciment qui permet à tous, de vivre ensemble, qui permet d’aimer notre lointain, celui qui est différent. La République, c’est notre maison commune ; le mot « maison » correspond d’ailleurs à la première lettre de la Bible.

Ce clin d’oeil entre principes laïques et pensée religieuse constitue une étincelle d’espoir de l’unité dans la diversité.

Il est donc important que nous soyons tous rassemblés ce soir à la synagogue de Béziers, dans notre diversité philosophique et dans notre unité citoyenne.

Nous qui sommes présents ce soir, montrons qu’à l’ignorance et au silence, nous opposerons toujours la tolérance et l’action.

A la question : Qui est sage ? La Maxime des Pères répond : « C’est celui qui apprend de chaque homme. Qui est fort ? C’est celui qui domine ses penchants.

J’invite donc l’ensemble des citoyens biterrois à être sages et à être forts pour maintenir notre cohésion et notre fraternité.