Éclusier, un métier ancestral

Éclusier, un métier ancestral

Des familles vivent depuis des siècles sur l’île des éclusiers de Fonseranes. C’est encore un des seuls endroits où perdure le métier. Alain y est éclusier depuis 37 ans et en pleine préparation de la nouvelle saison avec la réouverture du Site. Ce matin, il graisse les crémaillères et entretient les écluses. Il est au côté des bateliers et des nombreux touristes pour les aider à franchir les 8 écluses dessinées et construites il y a plus de 4 siècles par Pierre Paul Riquet. Treize mètres de dénivelés séparent la première de la dernière écluse. Fonseranes est une écluse multiple et « il faut près de 45 minutes selon son niveau pour la traverser » explique Alain. Il est à l’écoute et guide les touristes pour la plupart étrangers. À son époque on ne faisait pas attention à la langue. Aujourd’hui, il enseigne aux gens de passage, qu’ils soient anglais, allemands, ou russes. Mais si le métier a beaucoup évolué, Alain n’en changerait « pour rien au monde », confie-t-il avec un sourire.