La polyclinique Saint-Privat investit dans un robot chirurgical

La polyclinique Saint-Privat investit dans un robot chirurgical

La polyclinique Saint-Privat vient de se doter d’un nouveau robot chirurgical à la pointe de l’innovation. Il sera utilisé pour assister les praticiens dans les interventions les plus complexes et qui demandent une grande précision. Saint-Privat est désormais l’unique établissement entre l’Ouest-Hérault et le Narbonnais à en disposer. Mais que les patients se rassurent, le chirurgien reste le seul pilote à bord..

Des chirurgiens prêts !

Les cinq urologues et trois chirurgiens viscéraux qui utiliseront le robot ont bénéficié d’une formation. Théorique d’abord, sur un simulateur ensuite puis en conditions réelles. Pratiquant déjà la cœlioscopie, ils sont rompus à l’exercice et étaient prêts pour la première opération le 30 octobre.

Sécurité optimale

Certains instruments du robot sont dits « consommables », c’est-à-dire qu’ils ont une durée de vie limitée à dix utilisations ( porte-aiguille, ciseaux, etc.). Pucés, ils seront bloqués par la machine pour ne plus être utilisables passé ce délai. Tout le champ opératoire restera aseptisé.

Un robot nommé da Vinci

Le nom « da Vinci » rend hommage à Léonard de Vinci, l’inventeur, peintre, philosophe du XVe siècle, particulièrement reconnu pour avoir fait avancer la recherche sur l’anatomie humaine. Ce robot est uniquement fabriqué à Sunnyvale, en Californie.

Interview de Nicolas Daudé, Directeur général de la polyclinique Saint-Privat de Boujan-sur-Libron.

Pourquoi avoir investi dans ce robot chirurgical ?

Très active en cancérologie, la polyclinique était pourtant l’un des plus grands centres d’urologie de France à ne pas disposer d’un tel outil. Ce n’était pas un besoin urgent mais il était temps de sauter le pas de l’ère technologique et mettre à la disposition des patients et chirurgiens un équipement à la pointe. Son coût est élevé, un million d’euros, mais nous sommes fiers de cet investissement. Un nouveau cap est franchi.

Pour quelles interventions sera-t-il utilisé ?

Pour les opérations les plus complexes , notamment en chirurgie du cancer urologique et de l’appareil digestif comme l’ablation de la prostate, du rein, du rectum. Ces interventions demandent une immense précision. Le robot, doté de quatre bras qui seront pilotés par le chirurgien, offrira une vision en 3D, un zoom x10 et la possibilité de faire des rotations d’instruments à 540 degrés, ce que la main d’un homme ne peut faire !

Quels seront les bénéfices pour les patients ?

La chirurgie sera moins invasive. La précision du geste assisté par le robot rendra les mouvements plus fluides, la dissection sera plus fine. Cela évitera certaines complications comme les saignements. Les suites opératoires seront donc améliorées. Le patient gagnera en qualité de vie et pourra sortir plus rapidement. Quant au chirurgien, il sera assis dans une position plus ergonomique, moins fatigante. Chacun s’y retrouvera.
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