L’Agglo et l’association Anahide remettent la couture au goût du jour

L’Agglo et l’association Anahide remettent la couture au goût du jour

Elles ont eu trois mois à peine pour se former mais le résultat est à la hauteur. Le 16 février dernier, au Palais des congrès, les stagiaires d’Anahide – un centre de formation aux métiers de la mode et de la couture -, ont présenté un défilé de mode avec leurs propres créations.

Elles ont également endossé le rôle de mannequins avec des commerçants du centre-ville et des agents de l’Agglo qui se sont prêtés au jeu. Une quinzaine de tenues estivales a été mise en lumière. « Elles n’avaient aucune notion de la couture il y a quelques mois encore, nous sommes donc très fiers du résultat », lance Sonia Djambazian, présidente d’Anahide.

« L’Agglo accompagne différents organismes d’insertion via le contrat de Ville. Soutenir un projet visant à susciter des vocations chez de jeunes femmes éloignées de l’emploi était une évidence. Et nous continuerons notre engagement dans ce type d’actions », commente le président d’Agglo, Frédéric Lacas.
Ce projet a en effet été rendu possible grâce à l’Agglo qui, dans le cadre du contrat de Ville, a alloué en 2017 une subvention de 4 000€ pour le lancement d’action de sensibilisation aux métiers de la mode et de la couture mené par Anahide.
Fondée il y a deux ans, rue de la Citadelle à Béziers, par une ancienne couturière, Anahide propose à la fois un parcours de découverte des métiers et d’insertion professionnelle.
« La sensibilisation à ces métiers n’a qu’un seul objectif : trouver des talents et retrouver un emploi, explique Valérie Campillo, secrétaire de l’organisme et couturière. Il n’y a pas suffisamment de personnes qualifiées à Béziers, elles sont cinq en centre-ville, alors que ce n’est pas le travail qui manque ! La couturière de quartier qui fait aussi bien des ourlets qu’une création de vêtements peut avoir un bel avenir ! »
  • Une maison de la couture en 2019 ?
C’est la raison pour laquelle Anahide ambitionne de mettre en place une formation qualifiante dès l’année prochaine avec l’objectif d’implanter une maison de la couture à Béziers fin 2019.
« A l’exception du lycée Jean-Moulin, il faut aller à Lyon ou Paris pour un tel enseignement alors qu’il existe un vivier d’emplois à la clé », poursuit Valérie Campillo.
« Ce projet permettrait de redynamiser davantage le centre-ville biterrois et créer de l’emploi, renchérit Frédéric Lacas. On ne peut que l’encourager. »