Maéva Sanuy : une danseuse en or

Maéva Sanuy : une danseuse en or

Agglo Béziers Méditerranée MAEVA Sanuy danse

Née à Béziers en 2003, Maéva Sanuy étudie en Terminale ES au lycée Jean-Moulin à Béziers quand elle ne pratique pas sa passion : danser. Elle peut compter sur son père Olivier Sanuy qui la suit partout pour la photographier, et sur sa mère Anne Sarrion qui l’accompagne régulièrement pour les concours, et les interviews. Rencontre avec cette jeune danseuse déjà pré-professionnelle à seulement 16 ans, qui collectionne récompenses et médailles d’or et vient de remporter le prix finaliste des concours 2019 à Cannes.

Quand as-tu commencé à danser ?

C’est à l’âge de 4 ans que j’ai débuté les animations au foyer rural du village où je vis depuis ma naissance : la commune de Boujan-sur-Libron. Au départ, c’était ce que l’on appelle de la « baby gym ». De nombreux intervenants m’ont dispensé des cours de danse, puis j’ai rencontré Jessy Parra avec qui j’ai pris des cours pendant deux ans, avant qu’elle décide d’ouvrir sa propre école.

Que s’est-il passé ensuite ?

Quand Jessy Parra a ouvert son école Adaj à Béziers il est devenu évident pour moi de rester avec elle pour continuer à progresser. Elle m’a fait passer mon premier concours régional de danse à Agde à l’âge de 9 ans. C’est à cette occasion que j’ai obtenu un premier prix national. J’ai beaucoup de chance de l’avoir comme coach.

Depuis, tu collectionnes les récompenses…

Les concours sont très enrichissants, ils permettent de découvrir les univers des autres danseurs et de voir où je me situe par rapport à eux d’un point de vue technique et artistique. De part mes résultats, j’ai pu accéder à d’autres concours plus prestigieux. En décrochant des médailles d’or, j’ai été reclassée en pré-professionnelle.

Quel est ton plus beau souvenir de ta jeune carrière?

Je suis partie durant 10 jours à Los Angeles aux États-Unis fin octobre. C’est mon plus beau souvenir pour l’instant, c’était comme je l’imaginais ! J’ai eu la chance de prendre des cours de danse dans des prestigieuses écoles grâce à l’organisme Artmosphère (Ndlr : Artmosphère propose des stages de danses internationaux dans les meilleures écoles de New York, Los Angeles, Tokyo, pour faire cohabiter le savoir-faire avec une véritable aventure humaine). Nous étions plusieurs danseurs d’écoles françaises différentes dans ma session, on choisissait les professeurs qui nous intéressaient pour nous former, dans l’optique de revenir en France avec un diplôme.

Pourquoi avoir choisi la danse ?

Tout simplement car il n’y a pas de limite dans cette discipline, on peut exprimer toutes les émotions que l’on souhaite montrer. On peut toujours aller chercher plus loin et s’améliorer. A aucun moment on peut se dire : « ça y est, tout est acquis, j’arrête là ». Nous avons tous les jours une marge de progression.

Quel type de danse pratiques-tu ?

C’est principalement du modern Jazz pour les concours solo. Dans l’école de Jessy Parra, je pratique également le classique, les claquettes, le theater jazz (façon comédie musical) et le street jazz.

Qu’aimes-tu dans les stages et les concours ?

Ce que j’apprécie dans les stages, c’est que l’on travaille différents styles en fonction du professeur, et, de fait, notre danse évolue constamment. Dans les concours, soit la chorégraphie est imposée et je suis évaluée sur la technique, en concurrence avec les autres danseuses ; soit la variation est libre et je suis jugée sur le côté artistique. J’ai la chance de pouvoir créer mes chorégraphies sous le regard attentif de Jessy, ce qui me permet de développer au mieux ma créativité.

Où puises-tu tes inspirations ?

Sur les réseaux sociaux, Instagram notamment, je trouve des mouvements qui me plaisent, je les analyse pour les reproduire. Je suis abonnée à de nombreux danseurs, je m’inspire de certaines de leurs acrobaties, je m’entraîne à les réaliser à mon tour jusqu’à ce que j’y arrive. Cela peut prendre trois mois comme deux jours seulement. Côté musique, je choisis les chansons, en fonction des paroles, c’est plus facile pour moi ensuite de créer la chorégraphie. J’aime raconter une histoire. Je me sers de tout ce que j’entends dans une musique (paroles, sons…) pour m’en inspirer. J’aime aussi utiliser quelques passages en langue des signes que j’ai appris grâce à une amie malentendante, avec qui je communique.

Quel est ton quotidien ?

Je suis toujours lycéenne au Lycée Jean-Moulin et je passe mon BAC en 2020 avec un an d’avance. Je ne suis pas en horaires aménagés pour m’entraîner. Ce qui ne me laisse la possibilité de seulement suivre quatre cours d’une heure et demie par semaine de danse. Lors des concours, je suis dans la même catégorie que des danseuses pré-professionnelles qui font plus de 20h de danse par semaine.

Quels sont tes futurs objectifs ?

J’ai de nombreux projets avec la ville de Béziers, j’ai pu participer au concert de « la lyre biterroise ». Prochainement, le gala de Noël « ADAJ fait son show » sur la scène du théâtre municipal de Béziers le samedi 14 décembre pour deux représentations à 15h et 20h et la parade de Noël de la ville de Béziers. Mon but est de vivre de ma passion, de continuer à proposer mon art dans les différents concours et de devenir professionnelle. En attendant de pouvoir passer des auditions (une fois majeure), je vais poursuivre mes études afin d’avoir une base solide et devenir un jour professeur de danse.

Comment les danseuses françaises sont-elles vues à l’étranger ?

De manière générale, je sais que la mentalité des français est assez mal perçue en Amérique du Nord. Mais concernant la danse, les professeurs américains nous ont très bien accueilli. Ils sont tout de même venus nous parler et nous féliciter pour notre technique donc les danseuses françaises se défendent bien.

Quelles sont les valeurs que tu essayes de transmettre ?

A travers la danse j’essaie de transmettre le partage, le respect des autres, mais aussi le fait de croire en ses rêves, sans oublier qu’il ne faut jamais abandonner. C’est aussi ces valeurs que je défend en tant ambassadrice du territoire.

Est-ce que tu les retrouves à l’étranger ?

Oui complètement. Les professeurs nous poussent à nous dépasser, les danseurs s’encouragent entre eux. Il y a du respect, beaucoup de tolérance, chacun a droit à sa chance, on peut partir de bas et gravir les échelons, le fameux « rêve américain ». J’ai adoré les ambiances des cours que j’ai eu la chance de suivre aux États-Unis.

Quelles différences as-tu pu constater dans le milieu de la danse américaine ?

Je n’ai pas remarqué énormément de différences. Bien sûr le niveau de danse est très élevé à Los Angeles. Mais tout le monde peut y arriver, il faut garder confiance en soir, rester optimiste et s’entraîner encore et encore, puiser dans ses réserves pour atteindre le top. J’ai fais la connaissance de merveilleuses danseuses et coachs aux États-Unis.

L’Agglo t’a choisie comme ambassadrice du territoire, pas trop la pression ?

Un petit peu, c’est fort et gratifiant à la fois de représenter nos 17 communes. J’ai participé aux Soirées divines lors des soirées d’ouverture et de fermeture où j’ai pu proposer mes propres créations, les retours étaient très positifs. Lors de mon stage à Courbevoie j’étais fière de porter le t-shirt de l’Agglo, il m’a même suivi à Venice Beach aux États-Unis. Je peux compter sur le soutien de l’Agglo et en retour elle peut compter sur moi !

En dehors de la danse, qu’aimes-tu ?

J’aime beaucoup voyager, j’ai pratiqué pendant 13 ans l’équitation, dans un club de Béziers (l’Éperon Biterrois) mais j’ai du arrêter afin de me consacrer entièrement à la danse. Ce que j’aimais principalement dans l’équitation était le rapport avec l’animal plus que la compétition équestre.

Quel regard portes-tu sur les réseaux sociaux ?

Aujourd’hui ils font partie de la vie de tout le monde, ils sont importants pour moi, car je m’en sers pour partager mes créations. Ils me permettent d’échanger avec les personnes qui s’abonnent à mon profil et également garder contact avec celles que je rencontre lors des stages et des concours.

Que pouvons-nous te souhaiter pour la suite ?

Je vis un peu au jour le jour, on verra ce que la vie me réserve. Mon rêve serait d’intégrer la compagnie du Cirque du soleil et ainsi travailler à travers le monde car j’aime voyager et danser. Avant d’enseigner, je veux être danseuse professionnelle à 100% avant de pouvoir transmettre ma passion. Pour faire évoluer la danse il est nécessaire et important d’aller se nourrir ailleurs afin d’intégrer des ressentis différents.

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