Mario Cazes, le « André Rieu » de l’entre-deux-guerres

Mario Cazes, le « André Rieu » de l’entre-deux-guerres

Mario Cazes, de son vrai nom Marius Joseph Cazes, nait à Béziers le 17 juillet 1890. Fils de Joseph-Auguste Cazes et de Zélie Avérous. Il est l’aîné d’une fratrie de cinq frères et deux sœurs. Compositeur, chef d’orchestre et violoniste, il eut énormément de succès dans les années 1920 et 1930, comparable à celui d’André Rieu de nos jours.

Considéré comme l’un des plus grands violonistes de son temps, ce compositeur doué d’une oreille sensible et d’un style mélodieux, écrivit de nombreuses musiques populaires dès les années 20 et connaîtra le succès jusqu’au Front Populaire. Ces mélodies seront assurées par des interprètes de qualités : Bérard, Malloire, Fred Gouin, Marcel’s, Yvonne Fierra, Berthe Sylva, Jovatti et Emma Liébel, entre autres.

En 1924, il dirige l’orchestre du Pigall’s puis, en 1925, a été le premier avec son orchestre à se produire sur les ondes de Radio Tour Eiffel. Il anima sur le poste parisien le « Caveau caucassien » où il dirige un orchestre de jazz. On lui demandera d’ailleurs, à la suite de ces émissions, de graver quelques disques pour Perfectaphone, en tant que violoniste solo. Il écrira d’ailleurs dans tous les styles : valse, onestep, fox-trot, boston, ou tango. Ce sympathique compositeur composa des opérettes dont Mariska fut la plus connue. Ses paroliers furent principalement Didier Gold, Philippe Goudard et Pierre Alberty.

Il écrira également des musiques de films dans lesquels il apparaît jouant son propre rôle. Touche à tout de génie, il édita lui-même ses partitions sous le nom de « Œuvres de Mario Cazes – Je chante pour Montmartre Edition » situé au 50 puis au 81 faubourg St-Martin dans le 10ème arrondissement de Paris (il est souvent en photo ou des dessins le représente sur la page de présentation).

Décoré de l’ordre national de la légion d’honneur, il décide de rentrer dans sa ville natale, où il mourra le 3 novembre 1972…