Montblanc : de bons crus 2018 en perspective

Montblanc : de bons crus 2018 en perspective

Le président d’Agglo Frédéric Lacas est de nouveau allé sur le terrain, à la rencontre de ceux qui font partie de l’ADN du Biterrois, les viticulteurs. Cap vers la cave coopérative de vinification « Les vignerons de Montblanc ».

Avenue d’Agde, dans le village de Montblanc. La grande bâtisse de la cave coopérative de vinification domine et en impose. C’est cette structure, qui regroupe et fédère 280 vignerons, que le président d’Agglo Frédéric Lacas a choisi de visiter. Et il n’est pas venu seul… Pour l’accompagner, le sous-préfet de Béziers, Christian Pouget ; le maire de la commune, Claude Allingri et le vice-président de l’Agglo délégué à la Viticulture et l’Agriculture, Dominique Bigari.

Les Vignerons de Montblanc produisent pour le marché français et international.

Les Vignerons de Montblanc produisent pour le marché français et international.

Les coopérateurs cultivent 1 500 hectares de vignes répartis sur les communes de Montblanc, Nézignan l’Evêque et Saint-Thibéry. Ils sont experts en production de vins de cépages en indication géographique protégée « Pays d’Oc ». Leur production moyenne avoisine les 110 000 hectolitres. Elle est en grande partie destinée au vrac, un peu partout en France, mais part aussi vers l’international. La coopérative produit surtout du rosé, la « tendance actuelle » dans le Département.

« Après la visite de la cave de Alignan-du-Vent, je constate avec satisfaction que sur notre territoire, des structures plus importantes comme celle de Montblanc, peuvent aussi travailler la terre et produire du vin en respectant l’environnement » , a salué Frédéric Lacas.

Selon le directeur de la coopérative, les blancs et les rosés seront très bons cette année !

Selon le directeur de la coopérative, les blancs et les rosés seront très bons cette année !

Et pour cause : « Un tiers de nos terres est irrigué par le goutte-à-goutte, explique Florian Nouguier, jeune trentenaire et président de la cave coopérative « Les vignerons de Montblanc ». Sur un autre tiers, environ 400 hectares, nous pratiquons la confusion sexuelle depuis quatre ou cinq ans. » Un procédé qui permet de perturber le système hormonal de reproduction des insectes ravageurs sans affecter celui des insectes jugés utiles pour la biodiversité.

Bien sûr, le mildiou n’a épargné personne, mais à des degrés différents : « 10 à 15% de la production a été touchée. Cette maladie attaque le raisin de bonne heure, elle fait disparaître les grappes mais cela n’altère pas la qualité du vin, elle freine juste la quantité produite », précise le directeur de la cave, David Reverbel. Cela n’a eu que peu d’impact pour eux : la coopérative est parvenue à vendanger dix tonnes par hectare cette année, contre 6 l’an passé. « 2018 sera une année de grands vignerons et viticulteurs », estime le directeur.


Enfin, les professionnels ont fait le choix d’une politique de qualité en investissant dans des outils adaptés et modernes. Bref, la technologie au service du vin !