Qualité de l’air : à l’Agglo, ce n’est pas du vent !

Qualité de l’air : à l’Agglo, ce n’est pas du vent !

Ce 19 septembre, c’est la « Journée nationale de la qualité de l’air ». Un problème majeur dont l’Agglo s’est emparée de longue date. Petit tour d’horizon des actions en cours et à venir…

C’est décidé, aujourd’hui, on prend soin de notre air ! On enfourche son vélo, sa trottinette ou ses rollers, on pratique le co-voiturage, on diminue la climatisation… Bref, on chouchoute la planète et on entretient au passage son capital santé par des gestes simples qui deviendront vite une habitude ! A l’Agglo aussi, on s’y est mis, et cela ne date pas d’hier… Son engagement a même été récompensé puisque depuis 2015, l’ancien ministère de l’Environnement l’a reconnue Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV). Une « labellisation » qui permet à l’Agglo d’accélérer sa transition énergétique et écologique via le financement d’un programmes d’actions bien défini. Mais pas question de se reposer sur nos lauriers !

Alors que fait l’Agglo ?

      • Elle finance le passage au gaz naturel de véhicules (GNV) de sa flotte de bennes à ordures ménagères. Le but étant ensuite d’utiliser du gaz naturel issu des déchets par méthanisation (bioGNV), afin de s’inscrire dans une logique d’économie circulaire. Bientôt, 10 à15 bennes carbureront au GNV. Côté transports en commun, le nouveau délégataire Vectalia s’est engagé à livrer 30 autobus roulant au GNV à partir du 1er juillet 2019, soit 50% du parc de véhicules. Plus de 80% du parc roulera avec cette motorisation plus respectueuse de l’environnement d’ici 2028.
      • Elle octroie des subventions visant à remplacer les anciens véhicules polluants des parcs automobiles des communes et de l’Agglo par des véhicules électriques.
      • Elle subventionne la mise en place de bornes de recharge de véhicules électriques dans les communes ou sur les sites communautaires, à destination du grand public. Ainsi en 2016 les communes de Bassan, Espondeilhan, Cers, Sérignan et Valras-Plage ont été équipées de ces bornes de recharge. En 2017, c’était au tour de Béziers, Lignan, Montblanc, Sauvian et Valros d’en disposer. Ces bornes font partie du dispositif Reveo, le service d’électro-mobilité du Grand Sud (Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Hérault, Lot, Lozère, Pyrénées-Orientales, Tarn), qui compte plus de 900 bornes. La recharge se fait par badge Reveo pour les abonnés ou par application Smartphone. Les bornes disponibles sont localisables via ladite application.
        Outre ces
        12 bornes, sur le territoire, il en existe d’autres visibles sur le site Internet fr.chargemap.com. Le site est alimenté par les usagers qui renseignent l’emplacement des bornes et leurs qualités techniques. 
      • Elle met en place des actions visant à utiliser moins de carburant et préférer d’autres types de mobilité : formation des agents à l’éco-conduite, mise à disposition de vélos à assistance électrique pour les salariés, etc.
      • En partenariat avec l’association régionale de qualité de l’air – Atmo Occitanie – elle réalise tous les deux mois des mesures du dioxyde d’azote et du benzène. Pour ce faire, huit balises sont actuellement implantées sur le territoire (sept à Béziers, une à Sauvian). Les échantillons prélevés sont ensuite envoyés pour analyse à Atmo Occitanie. Cette dernière contrôle aussi le taux d’ozone dans l’air sur le Biterrois-Narbonnais. Des dépassements d’ozone ont ainsi être pu constatés au cours de l’été 2018, mais l’Agglo a pu communiquer via ses réseaux sociaux pour conseiller ses usagers les plus fragiles. A noter que ponctuellement, des campagnes d’analyse de la qualité de l’air sont aussi menées sur des périodes plus ou moins longues, dans des quartiers ciblés.
      Deux polluants sont contrôlés tous les mois par l'Agglo : le benzène et le dioxyde d'azote.

      Deux polluants sont contrôlés tous les mois par l’Agglo : le benzène et le dioxyde d’azote.

      Et ça fonctionne ?

      Globalement, la qualité de l’air s’améliore d’année en année sur le territoire. Entre le remplacement du  parc avec des véhicules plus écologiques et les travaux d’amélioration réalisés pour fluidifier le trafic, les efforts paient ! Raison de plus pour continuer ensemble sur cette voie, même après la journée nationale de la qualité de l’air !

      On s’y met tous ?

      Les effets de la pollution atmosphérique sur la santé sont avérés. En France, la pollution de l’air est la 3e cause de mortalité après le tabac et l’alcool, avec 48 000 décès prématurés par an d’après l’Agence nationale de santé publique. Elle a aussi un coût économique : jusqu’à 100 milliards d’euros par an, d’après la commission d’enquête du Sénat. Malgré une amélioration de la situation au cours des dernières décennies, les concentrations de particules et d’oxydes d’azote dépassent toujours les normes européennes dans plusieurs agglomérations. Tous les secteurs d’activité – industrie, transports, résidentiel, agriculture – contribuent à la pollution atmosphérique.

      La politique en faveur de la qualité de l’air nécessite des actions ambitieuses aux niveaux international, européen, national et local. Elle s’inscrit dans la durée et ses effets sont progressifs. Cette politique appelle l’État, les collectivités territoriales, les entreprises, les citoyens et les organisations non gouvernementales à conjuguer leurs efforts pour garantir à chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé.

      Réduire les émissions de polluants atmosphériques passe par des gestes et habitudes souvent simples à mettre en œuvre. L’amélioration de la qualité de l’air est l’affaire de chacun.

      Si vous voulez vous y mettre, c’est par ici !

      Pour en savoir plus

      www.ecologique-solidaire.gouv.fr rubrique Politiques publiques/Air/Air extérieur – Pollution atmosphérique, Polluants, Qualité de l’air
EnvironnementmobiliteTEPCVtransitionenergetique