Viticulture : Frédéric Lacas soutient ceux qui font vivre l’ADN du territoire

Viticulture : Frédéric Lacas soutient ceux qui font vivre l’ADN du territoire

Au domaine de Raissac, à Béziers, le propriétaire Gustave Viennet a recours à des pratiques respectueuses de l’environnement. Le président de l’Agglo est allé à sa rencontre.

Les vendanges fraîchement terminées, le président d’Agglo, Frédéric Lacas s’est rendu au domaine de Raissac, à Béziers, ce vendredi 5 octobre. A ses côtés, le sous-préfet Christian Pouget et Dominique Bigari, vice-président délégué à la Viticulture et à l’Agriculture. Pour les accueillir au Puech Cocut – une ancienne métairie restée dans son jus depuis la fin du XVIIIe siècle, Gustave Viennet – sixième génération de propriétaires du domaine familial depuis dix ans.

Une visite de soutien et un moment d’échange avec un homme de la terre qui pratique une culture raisonnée alors que la profession n’utilisant pas de produits phytopharmaceutiques chimiques a été durement touchée par le mildiou.

« Nous sommes engagés pour le maintien et la croissance de l’activité viticole sur le territoire, a confirmé Frédéric Lacas. Je pense notamment à notre projet de récupérer les eaux usées pour irriguer les terres agricoles et les vignes. Je pense également à notre matière grise et à Éléphant vert par exemple. Cette société récemment implantée à Béziers développe des micro-organismes pouvant efficacement aider la vigne et les autres cultures – via des procédés adaptés et 100 % naturels – à reproduire des conditions de fertilisation, stimulation et protection optimales. »

« Dans mes terres, il y a des herbes et de la vie ! »

Au domaine de Raissac, le bilan de la saison est plus que positif, malgré l’épisode du mildiou : « Cette année, nous avons produit 30% de plus et la qualité est au rendez-vous », se réjouit Gustave Viennet. Selon ce dernier, toutes les conditions étaient réunies, hormis l’épisode « catastrophique et compliqué du mildiou à gérer » : une pluie nécessaire au printemps, un été clément malgré la grêle, et des vendanges sans une goutte d’eau. « Nous avons pu attendre que cela mûrisse tranquillement. Il y a eu quatre ou cinq jours critiques mais nous avons su réagir au bon moment. » Tous les professionnels de la terre n’ont pas eu cette chance…

« Nous sommes vigilants sur l’utilisation des pesticides pour protéger notre environnement, développe le vigneron. Nous n’y avons recours qu’en cas de nécessité absolue, sur des parcelles précises. Dans mes terres, il y a des herbes et de la vie ! Depuis cinq ans, nous irriguons nos vignes également : 30 ha sont équipés de goutte-à-goutte enterrés au centre de la ligne. » Le vigneron pratique par ailleurs la confusion sexuelle – une méthode de lutte biotechnique qui consiste à diffuser des pièges à base de phéromones dans les vignes, afin de diminuer la population d’insectes ravageurs mâles responsables de certaines maladies. Une méthode qui évite des traitements phytopharmaceutiques insecticides qui détruisent les populations d’insectes prédateurs, qui eux, favorisent la biodiversité.

Bref, des pratiques respectueuses de l’environnement qui paient et qui sont bonnes pour l’économie du territoire ! Pour preuve, le domaine de Raissac (labellisé Vignobles et découvertes), qui emploie cinq personnes, affiche pour cette saison une production de 3 700 hectolitres sur les quelque 60 hectares de la propriété (soit 70 hectolitres par hectare, contre 50 l’an passé). Une quantité maximale nécessaire pour obtenir des vins de qualité.
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