Anthony Jeanjean notre champion de BMX

Anthony Jeanjean notre champion de BMX

Agglo Béziers Méditerranée Anthony Jeanjean BMX sport champion JO

Né à Béziers, Anthony Jeanjean a grandi à Bassan. À tout juste 21 ans, il est déjà l’un des plus grands champions de BMX dans l’histoire de la discipline. Rencontre avec celui qui représentera la France aux Jeux olympiques en 2020 à Tokyo au Japon.

Quand as-tu commencé le BMX ? J’ai commencé le BMX après avoir assisté au festival de sports extrêmes le FISE à Montpellier en tant que spectateur. J’avais environ 10 ans. Mes parents trouvaient intéressant que je connaisse les sports extrêmes et les nombreuses disciplines proposées, j’ai eu le coup de foudre pour le BMX. Puis, mes parents m’ont offert un vélo pendant le FISE, puis je m’amusais à Bassan avec mes copains. On faisait des tas de terre, il n’y avait pas de structures de BMX, c’était de l’amusement d’enfant mais petit à petit j’ai progressé. C’est alors que le club Basic BMX m’a repéré et m’a proposé de m’entraîner avec leur staff. C’est avec eux que j’ai commencé les compétitions. Aujourd’hui, je suis membre du club Passion BMX à Sérignan.

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Laury Perez, Kenza Chaal et Anthony Jeanjean, tous les trois athlètes dans le club BMX Passion à Sérignan.

Quel est ton palmarès ? Sans vouloir me vanter, j’ai eu de nombreuses récompenses dans différents festivals, mais on va évoquer les plus récentes et les plus importantes de ma jeune carrière. Je suis numéro en France depuis l’âge de 14 ans. J’ai gagné toutes les coupes de France, je suis champion de France en 2019 et j’ai décroché le titre de champion d’Europe toujours en 2019 à Cadenazzo en Suisse. Et j’ai réussi à qualifier la France pour les jeux olympiques de Tokyo au Japon pour la première fois que le BMX sera présent dans une telle compétition.

Quel est ton plus beau souvenir de ta jeune carrière ? J’en ai plusieurs, mais je retiendrais les grosses compétitions, exemple la Redbull Skyline à Paris, j’avais quatorze ans, seul le Top 26 mondial était invité. J’étais le plus jeune parmi toutes les stars que j’admire, les plus grands champions de BMX du monde. Et un autre souvenir marquant c’est la finale au FISE à Montpellier en mai 2019 car c’est ici il y a dix ans que j’ai découvert ce sport. Dix ans après, je me retrouve devant le public c’était incroyable !

Pourquoi avoir choisi cette discipline ? Selon moi, le BMX freestyle reste la plus impressionnante. Elle attire le regarde des spectateurs avec les figures, les chutes aussi parfois ! Le fait d’être freestyle signifie beaucoup, je me sens libre dans ce sport même si il existe des règles, avec des pénalités. C’est une discipline qui demande beaucoup d’entraînement et de rigueur, deux heures de vélos minimum, cinq jours sur sept, sans oublier le renforcement musculaire et une bonne hygiène de vie.

Où peut-on pratiquer le BMX freestyle dans les environs ? Nous avons la chance de disposer à Sérignan d’un super skate park. Il en existe d’autres sur le territoire de l’Agglo, à Béziers notamment, et quelques villages, mais le hic de ces équipements, c’est qu’ils sont ouverts au public 24h/24h et peuvent parfois être dégradés et moins entretenu que celui de Sérignan qui est sécurisé et fermé quand personne ne s’y entraîne.

Où puises-tu tes inspirations ? Il y a des stars mondiales du BMX qui m’inspirent. Exemple, Logan Martin un australien de 26 ans qui est selon moi le meilleur au monde.

Il y a une autre star que j’admire : Kyle Baldock. Lui c’est une légende du BMX, l’un des meilleurs riders du monde, il est également australien, un peu plus âgé 28 ans.

De toutes les stars que j’admirais étant jeune, Logan Martin est le seul que je n’ai pas encore réussi à battre, c’est mon objectif pour les JO à venir.

Anthony Jeanjean, fier d’être sélectionné aux JO ? Le BMX freestyle est une nouvelle discipline officielle des Jeux olympiques. En tant que meilleur rider français, c’est un honneur de représenter ma nation et de l’avoir qualifiée grâce à mes performances. Il y a deux ans, personne en France ne connaissait ce sport, je suis très content, je travaille chaque jour pour rester n°1 et gravir les échelons du top mondial pour montrer ce dont je suis capable. Mon objectif : ramener une médaille.

Que va apporter les JO pour le BMX ?Selon moi, ça va être un coup de projecteur pour cette discipline. C’est une bonne chose car ça va structurer le BMX freestyle. Il n’a pas beaucoup évolué ces dix dernières années, le fait qu’il soit présent aux JO va apporter beaucoup en terme d’images, les jeunes du monde entier vont pouvoir découvrir ce sport.

Comment expliques-tu la présence accrue de BMX dans le Sud ? Le FISE de Montpellier y est pour beaucoup, son créateur Herve André Benoît, a su fédérer autour d’un rendez-vous annuel qui rassemble plus de 600 000 personnes. Ensuite il y a un facteur météo je pense. Nous pouvons pratiquer toute l’année le BMX en extérieur ça y joue.

Quels sont tes conseils pour être au top ? D’abord de travailler à l’école parce que c’est important. Si ensuite devenir sportif de haut niveau fait partie de ses rêves, il faut qu’il y croit à fond et qu’il ne lâche rien car c’est très dur, beaucoup de rigueur et de travail. Ensuite il faut forcément un peu de talent pour atteindre les sommets.

Comment vois-tu l’après carrière ?J’ai passé mon BAC, car on ne sait pas de quoi demain sera fait. J’ai connu une grave blessure, en 2018, ma carrière aurait pu s’arrêter là : chute de cinq mètres, poumons écrasés, vessie perforée et rein gauche fracturé. Je suis en formation pour être entraîneur et encadrer des jeunes dans un club afin de préparer la suite, une fois ma carrière terminée.

Quel regard portes-tu sur les réseaux sociaux ?

Nous les utilisons tous pour partager nos figures, nos vélos, etc. Les sponsors ont compris que notre sport est visuel et dans notre pratique on n’a pas de tenue spécifique. Nous pouvons porter n’importe quel jean ou baskets de marques. Pour eux et pour nous le jackpot car en compétition on peut être vu par tout le monde, c’est une discipline visuelle qui attire l’œil. J’utilise les réseaux sociaux pour promouvoir le BMX. Mais également pour montrer mon quotidien au public qui me suit, aux jeunes qui s’intéresse au BMX. Je regardais les modèles de mon enfance quand j’étais jeune, et aujourd’hui je fais partie de ces modèles. Il faut faire attention à ce que l’on partage, montrer une belle image, je me sens responsable !

Pour suivre l’actualité de Anthony Jeanjean sur les réseaux sociaux :

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Laury Perez, Kenza Chaal et Anthony Jeanjean, réunis par une passion commune : le BMX.

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