Le boss du nouveau Leroy Merlin, c’est lui !

Le boss du nouveau Leroy Merlin, c’est lui !

Leroy Merlin Villeneuve-lès-Béziers est ouvert depuis le 9 mars 2021. À sa tête, Aurélien Chantrait, bientôt 40 ans, se considère très chanceux de diriger, pour la première fois, un magasin leader français de l’amélioration de l’habitat.

Présentez-vous en quelques phrases…

Originaire de la région Lyonnaise où j’ai effectué la majeure partie de ma carrière professionnelle, j’ai débuté dans le sport (rugby) puis à Leroy Merlin. J’ai gravi les échelons petit à petit, conseiller vente dans le rayon sol (carrelage, parquets), responsable de rayon puis de secteur. Aujourd’hui, je démarre ma première mission en tant que directeur.

Comment vous sentez-vous ?

Je suis le collaborateur le plus chanceux de mon entreprise, car c’est mon premier poste en tant que directeur. Ensuite, j’ai l’opportunité de faire une ouverture de magasin et de surcroît dans le Sud de la France. Ce sera l’unique ouverture d’un Leroy Merlin en 2021. Je suis conscient de la confiance et des responsabilités qui me sont accordées.

Comment définissez-vous l’ADN Leroy Merlin ?

Déjà, c’est une entreprise française, pas cotée en bourse, dont les collaborateurs sont actionnaires, j’appelle ça l’intrepreneuriat. Chacun est le directeur général de son rayon, c’est ça l’ADN de Leroy Merlin. Chaque employé a une autonomie, une capacité à prendre des décisions et les valoriser à hauteur de ses résultats. C’est une entreprise qui a et fait confiance, voyez l’ancienneté des employés, il fait bon travailler chez nous avec des possibilités d’évolutions.

Vous vibrez Leroy Merlin à 100% ?

Dans la vie pro et perso, on connaît les tenants et les aboutissants d’un poste comme le mien. Il faut être disponible. J’ai la chance d’avoir une équipe sur qui je peux compter. Je vais reprendre cette phrase qui fait partie de l’histoire du groupe Leroy Merlin depuis plus de 30 ans : « Je sers un client ou je sers celui qui le sert. » Notre credo, c’est la passion de servir, je suis au service de mes collaborateurs qui sont au service des clients du Biterrois.

Quid du recrutement ?

Nous comptons près de 125 salariés en temps plein CDI, 40 personnes viennent d’autres Leroy Merlin recrutées donc en interne et 85 embauches en externe. Quand on parle des internes, il s’agit d’évolutions professionnelles et personnelles. J’ai nommé des gens à des postes avec des missions plus élevées. Il y a aussi des parcours personnels, des femmes et des hommes dont c’était le projet de vie de rejoindre le Biterrois.
Nous avons eu beaucoup de demandes, nous avons fait les bons choix pour apporter le meilleur à nos clients. Cet été, nous recruterons une dizaine de saisonniers afin de remplacer nos salariés qui pourront souffler durant leurs vacances tout en permettant de garantir un maintien de la qualité de nos services en période estivale.

Leroy Merlin Villeneuve-lès-Béziers ou Béziers ?

La dénomination est importante, c’est bien Leroy Merlin Villeneuve-lès-Béziers. Pour aller plus vite, certains disent Béziers. Sans froisser personne, nous sommes le magasin du Biterrois et au-delà. Nous drainons les clients d’Agde, Narbonne, Pézenas, Rivesaltes et de Saint-Jean de Védas.

Comment se décompose votre magasin ?

C’est un format dit classique, 15 000m2 de surface totale : 8 000m2 de surface magasin et 4 000m2 dédiés aux matériaux, 3 000m2 de réserve et 400 places de parkings. Il est le dernier né de nos services d’architecture, à la fois ambitieux sur le volet esthétique et au niveau énergétique (panneaux photovoltaïques, matériaux locaux en circuits courts, parking paysager…). Il représente ce que l’on peut faire de mieux chez Leroy Merlin à l’heure actuelle.

Combien coûte la création d’un Leroy Merlin ?

Un petit moins de 25 millions d’euros. Nous espérons le rentabiliser sous moins de dix ans même si nous pourrions le faire bien avant. Ce n’est pas notre politique, notre ambition est de fournir des primes à nos salariés. Tout n’est pas réinjecté dans le remboursement, il faut savoir redistribuer.

Quels sont les spécificités de votre magasin ?

Avant d’ouvrir, nous avions fait des visites auprès des habitants. Il en est ressorti qu’ils souhaitaient un magasin à taille humaine, éviter les grandes artères… L’une de ses spécificités est d’avoir un parcours plus cosy, un enchaînement de boutiques successives avec des virages assez marqués pour atténuer l’effet grande taille du magasin. Les Biterrois ont un réel besoin de relation avec les conseillers des rayons. De plus, sur la partie retraits de commandes, nous avons mis en place des quais numérotés et la cour des matériaux est couverte à 70% par le parking aérien, ce qui améliore le confort d’achat aussi bien l’été (chaleur, soleil) que l’hiver (froid, pluie).

Quel bilan dressez-vous des quinze premiers jours ?

L’ouverture est au-delà de nos espérances en termes de fréquentation. Nous sommes contents de l’accueil reçu par nos clients et on essaie d’être à la hauteur de leurs attentes et disponibles.
Nous sommes en phase de réglage, amplifié par le contexte actuel de crise sanitaire.
Le point positif est que le bricolage est en croissance, c’est tendance d’être bricoleur. Nous sommes à peu près à 20% au-dessus des chiffres que l’on s’était fixé donc le bilan est très bon. Je suis très fier de mon équipe qui a su monter un magasin en pleine pandémie.

Comment faites-vous face à la Covid-19 ?

Nous faisons face aux contraintes de cette crise et le ressentons de l’intérieur au niveau de l’approvisionnement des produits. Il y a des tensions sur les matières premières (bois, acier…) qui font que, potentiellement, sur la disponibilité de quelques produits, les délais de commandes ne correspondent pas à ce que l’on voudrait présenter à notre clientèle.

Pas d’inauguration officielle ?

Malheureusement, il n’a pas été possible d’en faire une, c’est un peu triste. Depuis le début, je sens une dynamique des partenaires institutionnels, des élus, du Pôle emploi etc. Je souhaite dans quelques mois pouvoir réaliser une inauguration pour rendre hommage à ces nombreux soutiens. Le plus important pour moi était de remercier mes collaborateurs. Deux jours avant l’ouverture, nous avons réalisé en respectant les mesures sanitaires, des visites avec les familles des salariés en plusieurs groupes pour que chacun puisse montrer la fierté qu’ils ont de travailler chez Leroy Merlin. Ça restera un grand souvenir pour mes équipes et moi.

Allez-vous développer l’image de votre magasin via les réseaux sociaux ?

La politique de Leroy Merlin est simple : chaque magasin gère ses réseaux sociaux locaux (Facebook et Instagram), tout en relayant ceux du compte national. Nous sommes satisfaits de la page Facebook de notre Leroy Merlin (déjà 3200 followers en un mois d’ouverture), c’est un record. Petit à petit, une communauté se crée et nous sommes très loin de ce que l’on peut faire.

Quels sont vos objectifs dans les mois à venir ?

Avant tout, animer la satisfaction client pour les fidéliser, c’est le chapeau haut de l’ambition. Ça passera par de la montée en compétence de nos équipes. Aujourd’hui, nous restons humbles, nous ne faisons pas tout correctement et nous disposons d’outils incroyables. Notre priorité est de répondre qualitativement à l’ensemble des services et prestations pour les habitants. Exemple : la location de véhicule, la livraison etc. L’ambition est d’atteindre le meilleur taux de satisfaction.

Comment évaluez-vous ce taux ?

Pour le calculer, des enquêtes sont menées de façon mensuel. Nous travaillons aussi sur un système d’évaluation à chaud à partir de solutions d’applications via SMS pour que les clients donnent leurs avis en temps réel, et également pour qu’ils puissent poser des questions à nos vendeurs si, par exemple, ils ne trouvent pas leurs produits. De plus, nous mettons en place la gestion de files d’attente avec des petits vibreurs qui alertent lorsque votre tour arrive.

Que pouvez-vous nous annoncer de plus ?

Nous allons mettre prochainement (une fois que les mesures sanitaires le permettront) des cours de bricolage dans l’espace « Campus ». Nous avons déjà commencé à les proposer en ligne pour apprendre à poser un parquet, une cloison… Ensuite, nous avons la dépannerie, lieu pour donner une seconde vie à vos produits et lutter contre l’obsolescence programmée. On peut y prendre soin de sa perceuse, sa tondeuse, mais aussi de son électroménager.
Enfin, nous allons poursuivre le développement avec nos partenaires qui interviennent dans notre espace «  Parlons maison ». Ce dernier réunit des experts du territoire (architecte d’intérieur, paysagiste, courtier…) qui proposent leur savoir-faire pour accompagner les habitants dans leurs projets.
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